vendredi 3 septembre 2010

La Bohème

La Bohème, par Charles Aznavour. Excusez encore une fois les quelques erreurs et la surdose de réverbération...

vendredi 27 août 2010

Sous le ciel de Paris

2h de boulot. Pardonnez les éventuelles fausses notes.

lundi 26 juillet 2010

Un grognon découvre... la solitude nocturne

« I'm so tired, I haven't slept a wink,
I'm so tired, my mind is on the blink. »

Ambiance musicale:

Être seul, ça fait découvrir pas mal de choses, ça fait vieillir. Samedi dernier, j'ai été initié aux joies d'une nuit de solitude­. Bon. Bien sûr, j'ai déjà dormi seul auparavant. Mais je ne m'étais pas couché à une heure du matin.

Pour commencer la fin de soirée, il y a la télé. On peut y voir toute sorte d'idioties, surtout quand on a à peu près cinquante chaînes à épelucher.

23h42. Fatigué de cette journée à ne rien faire, je m'assieds dans notre nouvelle causeuse noire en cuir collant aussi confortable qu'une planche de bois, droit devant la seule fenêtre ouverte de la maison: celle que nous offre la télévision sur le monde extérieur. La lumière trop blanche du lustre sous le ventilateur, seule source de lumière qui combat l'obscurité, rend l'ambiance encore plus glauque.

Bloopers d'une émission de cuisine, reportage sur le commerce équitable, film anonyme des années 90 déjà à moitié terminé sur Historia... et le golf de RDS, ça ne m'intéresse pas du tout. Bon, il doit bien y avoir une histoire de meurtre au 20. J'ai vu juste. Cette fois-ci, un type pro-vie s'est pris pour un sniper et a descendu des médecins pratiquant des avortements.

Par pure paresse, et ce, même si j'ai la télécommande dans les mains et le pouce sur le bouton de changement de canal, je reste devant Canal D. Jusqu'à minuit et des poussières. Et alors, ils nous passent la pub de Smarties où on voit un chat bleu. Je dis non au mauvais goût et je change enfin de poste.

Dans la fraction de seconde où l'écran devient noir, je réalise plusieurs faits intéressants. Vous savez, des constatations extrêmement logiques qu'on ne parvient à faire que lorsqu'on traverse un petit moment de lucidité dans une période d'intense fatigue. Je n'ai rien à manger pour demain. Je n'ai pas fait mon lavage. Je n'ai pas tondu la pelouse. Où est le chien?

Bien vite, ces pensées futiles sont balayées par la réapparition de l'image et du son.

Qui a inventé Musimax? Cette chaîne est plutôt inutile quand on sait que MusiquePlus existe. Cette fois-là, néanmoins, la voix désagréable d'une présentatrice apparemment française assure la narration d'une émission qui fait le top 20 des personnalités les plus riches dans le domaine du hip-hop. Encore une fois, par pure paresse, je regarde cette horreur. Des entrevues inintéressantes, des noms que je ne connais pas et une attitude (celle des rappeurs) que je ne peux pas tolérer. Cependant, la fatigue est ainsi faite qu'elle m'empêche de faire le bon choix et d'aller me coucher au lieu de gaspiller du temps de sommeil à voir Jay-Z parler de ses voitures de luxe. Dommage, je suis impuissant.

Il y a deux remèdes à cet état de demi-conscience qui nous frappe vers ces heures-là: le sommeil et l'adrénaline. Ne pouvant me résoudre à me servir du premier, il a fallu que j'attende que le second vienne à moi. Le chien (qui a réapparu d'on ne sait où) se met à japper à répétition. Bon, en plus, je ne sais pas si ce sont mes oreilles qui me jouent des tours, mais je viens d'entendre un bruit suspect dehors. Alors, si vous avez déjà été seuls à mon âge et à cette heure, vous savez ce qui se passe. Tous les sens se mettent en alerte: il y a sûrement un dangereux sniper pro-vie qui veut m'assassiner, là-dehors (en cette nuit de samedi, au Saguenay, sous la pluie, bien sûr). Je me lève alors d'un bond. Mon visage se tend, les cernes disparaissent (enfin, pas vraiment, mais il faut bien avoir l'air un peu héroïque pour affronter un agresseur), mes yeux et mes oreilles s'ouvrent d'un coup.

Ces "toc toc" que j'entends... viennent-ils des bottes des trois ninjas qui sont venus me décapiter ou de l'eau de pluie qui martèle la vitre? Je ne différencie plus le vrai du faux. J'empoigne donc ma raquette de tennis.

Stop. Où ai-je bien pu trouver une raquette de tennis?

La réponse à cela est toute simple. Je suis un gars seul à la maison qui joue au tennis. On comprendra donc que l'arme traîne dans le fauteuil.

Tel un éclaireur aux aguets (ou un frappeur de puissance de la MLB), j'avance, tenant mon redoutable objet contondant à deux mains, tout en jetant des coups d'oeil furtifs au chien, qui semble encore tout excité. Arrivé à quelques centimètres du seuil, je plaque mon visage contre la vitre et balaye la rue noire du regard. De l'autre côté, une rangée de voitures sombres.

Et soudain, une ombre.

Ça y est. Je suis mort.

Un criminel déguisé en Marge Simpson vient de tuer mon voisin et sort de sa cour.

Attendez.

C'est juste une femme avec une affreuse coiffure.

Et elle n'a pas tué le voisin, puisqu'il la salue alors qu'elle pénètre dans sa voiture et s'en va.

Elle est bientôt suivie par d'autres individus qui l'imitent et partent dans leurs véhicules. La rue redevient déserte, le voisin ferme la porte: plus rien.

Eh ben, dites donc. Il aurait pu choisir un meilleur moment pour faire sa petite réception. En attendant, étant debout (et toujours cramponné à ma raquette...), je n'ai plus d'excuses pour ne pas aller au lit...

... à moins qu'il ne se soit passé quelque chose sur Facebook en mon absence? Ordinateur, me voici.

Neuf (ou dix) jours de solitude

Me voici seul dans la maison, mes parents étant partis en voyage.

Vous allez voir ce que ça donne.

jeudi 8 juillet 2010

Maxwell's Silver Hammer (The Beatles)

Dans la lignée des reprises, voici Maxwell's Silver Hammer, par Alexandre et moi.

Accessoires utilisés: Harmonica chromatique, guitare acoustique, gammelle en métal de mon chien, stylo, micro, eau, chaise d'ordinateur, lutrin blanc en plastique... etc.

jeudi 24 juin 2010

Ginette



Enregistré avec mon nouveau micro. Collaboration entre Alexandre Lemay-Roche (guitare) et moi (harmonica chromatique).

P.S.: les notes de la mélodie ont été trouvées à l'oreille! Soyez indulgents ^^

jeudi 10 juin 2010

Qu’elle est belle, la justice scolaire

Des élèves ont voulu terminer leurs études « en beauté » à l’école secondaire Kénogami, jeudi dernier. Quelques fauteurs de trouble ont planifié et déclenché une bataille de nourriture dans la cafétéria de l’établissement scolaire. Dix secondes de chaos alimentaire ont semé la panique dans les couloirs de l’école, et aussi à la direction : pour châtier les coupables, on est revenu sur la décision qui voulait que les élèves n’aient pas cours le 11 juin en après-midi pour célébrer la fin d’année. C’est-à-dire que tous seront forcés de se présenter cette journée-là après qu’on leur ait promis, par biais de lettre officielle, une activité.

Non seulement cette sentence est-elle ridicule, mais elle est de plus injuste. Quel principe croit-on défendre en punissant 1000 élèves par la faute de cinq d’entre eux? Lorsqu’un citoyen Québécois commet un vol, envoie-t-on en prison la totalité de ses compatriotes? La justice que les dirigeants croient faire régner en agissant de la sorte est nulle et non-avenue. Nous, élèves, qu’on a longtemps pris soin de conscientiser à ce genre de choses pendant les cours « d’éducation à la citoyenneté », avons en majorité décidé de ne pas se présenter aux cours de l’après-midi.

Pourquoi cette action? Nous ne pouvons rester de marbre face à une sanction aussi saugrenue. Pire encore, on voudrait aussi qu’en plus de tous les autres, les élèves EHDAA de notre école viennent purger la peine d’un crime qu’ils n’ont absolument pas commis.

Ce qui me choque dans cette histoire, c’est le retour à la justice archaïque et désormais inefficace de punir tout le monde pour le crime d’un seul individu. Sommes-nous, étudiants de l’école secondaire Kénogami, coupables des mauvaises intentions d’une poignée de nos camarades? Le plus révoltant, c’est que la direction et tout le personnel de surveillance se trouvaient dans la cafétéria à 11h40 ce midi-là et semblaient déjà étrangement au courant de ce qui se tramait. En considérant cette possibilité, n’est-il pas incroyable que notre direction ait délibérément laissé l’événement arriver alors qu’elle en était prévenue? Je juge quelque peu paradoxal que le policier qui, apercevant le criminel sur le point d’abattre un passant, sombre dans un stoïcisme indifférent et se permette par la suite de lui mettre les fers en feignant l’indignation.

dimanche 18 avril 2010

C'est désormais au goût du jour...

http://xavierstgelais.blogspot.com/2009/10/carte-des-liberaux.html

Ai-je été visionnaire?

J'ai été amusé de redécouvrir ce texte en pensant aux événements de cette semaine.

dimanche 28 mars 2010

Yesterday - Harmonica chromatique

Il ne m'a pas fallu longtemps pour décider de jeter plus de 15% de mes économies au feu pour l'achat d'un second (ou devrais-je dire 9e, en théorie) harmonica, chromatique cette fois-ci. J'ai opté pour un Super Chromonica 270 en do, le standard de l'industrie: ce n'est pas le meilleur, mais c'en est un de qualité respectable.

Après avoir dompté la bête pendant deux ou trois semaines, je me suis mis à l'apprentissage des gammes et de quelques chansons. Fan des Beatles, je pouvais difficilement passer à côté de "Yesterday".

Voici ce que ça donne.

samedi 20 février 2010

Petit enregistrement, pour faire changement

J'ai commencé à jouer de l'harmonica vers la fin décembre et je "trippe", si l'on peut dire. Voici une petite improvisation sur un fond musical de Steve Lessard ("Jazz en do"). Enregistré en 1h sur Audacity... le son n'est pas le meilleur, mais vous remarquerez des superpositions sonores à quelques endroits.

Enfin pour un premier essai, je trouve ça acceptable!

jeudi 28 janvier 2010

La noirceur du jeu compulsif

Le VUS orange fait huit tonneaux dans les airs, puis un 720° à axe vertical avant de retomber sur le flanc droit au milieu de l’autoroute. Tout semble figé dans le temps. Il pleut sur la ville.

Les bruits lointains des sirènes de police se rapprochent de plus en plus. Alors que huit voitures de patrouille encerclent la carcasse fumante de l’automobile orange, la portière s’ouvre. Un homme en smoking d’apparence irréprochable s’extirpe de l’amas métallique et se relève. Dégainant une mitraillette habilement cachée dans sa manche, il ouvre le feu sur les autorités, qui ripostent par une frappe concertée. Atteint par 9 balles, l’homme ne vacille pas et finit par descendre tous les policiers.

C’est alors que le sprint infernal commence. Des hélicoptères survolent la scène, prêts à tirer sur le fugitif, qui, sans aucune difficulté, zigzague dans le trafic pour atteindre une bretelle de sortie.

Bang!

- HAHAHA! HEADSHOT, MAN! crie une voix en pleine mue dans l’oreillette.

Furieux, François débranche son casque à micro et inspire à fond pour endiguer la colère qu’il sent monter en lui. Alors qu’il manipule furieusement sa télécommande pour être le premier à mettre la main sur le lance-roquettes subtilement caché derrière un arbre dans la rue et qui n’attend qu’un psychopathe pour être heureux, la fenêtre gris-bleu caractéristique des problèmes techniques apparaît au beau milieu de son écran.

« La connexion à Xbox live a été interrompue. »

Le voilà hors de la partie, et hors de lui. Il n’a pas pu se venger du coup salaud qu’on lui a fait. François laisse enfin respirer son siège et se lève pour aller vérifier son câble Ethernet. Bizarre : tout semble bien branché. Ça y est, le sort s’acharne sur lui.

François vérifie son routeur : problème élucidé. C’est une panne. Après quelques jurons saupoudrés de soupirs profonds, il retourne s’asseoir devant sa télévision et lance une partie solo.

À peine 8 meurtres plus tard, c’est la catastrophe. L’écran devient d’abord noir, puis diffuse les nouvelles au canal anglophone. Le cercle normalement vert sur la console a rougi : non pas de honte, mais de chaleur. Il suffoque, cet engin.

Manquait plus que ça… C’est mauvais signe pour tout détenteur de Xbox. Heureusement, François a déjà entendu parler de ce problème et sait qu’il est dû à la fonte de certains éléments à l’intérieur du système. Il s’empare donc de son meilleur ami et l’enfonce dans le congélateur. Ça va sûrement solidifier.

Une heure plus tard, impatient, François récupère la boîte noire toute givrée entre deux plats de crème glacée. Saperlipopette. L’aurait-il laissée un peu trop longtemps aux bons soins du fréon? Il l’installe au beau milieu du salon pour qu’elle dégèle.

Fichtre, la condensation! Des millions de gouttelettes parsèment désormais toute la surface de sa console chérie. Que va-t-il se passer? Incertain, il effectue tous les branchements et l’allume. Rien ne semble fonctionner… Le voilà quitte pour un appel au service à la clientèle, tout ça parce qu’il l’a laissée fonctionner trop longtemps.

Las d’une attente interminable, François décide de tenter de réparer sa console lui-même.

« Ne tentez pas d’effectuer des réparations », lit-il dans le manuel Xbox. « Vous risqueriez de vous blesser gravement ou de décéder des suites d’une décharge électrique ou d’un incendie, et votre garantie serait annulée. »

Tout, mais certainement pas sa garantie! Il préférerait mourir plutôt que de la perdre. Après tout, il n’est détenteur de sa console que depuis cinq mois à peine. Désemparé, il se résout à rappeler le service d’aide. S’emparant du téléphone sans fil qu’il cale entre son épaule et son oreille, il compose le numéro, 1-800-469-9269, puis écoute tout en continuant d’appuyer frénétiquement sur le bouton de mise en marche de sa boîte noire. Ça y est, le voilà dans un menu téléphonique comme on les aime tant. « For service in english, press 1. » 3. « Para hablar con un consejero, … » Clac. Ça y est, il est allé trop vite.

On recommence.

1-800-469-9269-2. Bon, du français, enfin! « Si votre console éprouve des problèmes, vous pouvez parler à un conseiller technique en appuyant sur le 1. » 1. « Veuillez patienter quelques minutes pendant que nous transférons votre appel. »

S’attendant à entendre un vieux succès yéyé des années 60 pour l’accompagner dans la platitude de l’attente, François bondit lorsqu’il comprend ce qui parvient jusqu’à ses oreilles. Des bruits qu’il associe rapidement à une manette manipulée un peu durement et des cris typiques des joueurs en pleine action émanent du combiné. Les conseillers techniques de Microsoft eux-mêmes sont-ils envoûtés par le caractère addictif des produits qu’ils commercialisent? Il raccroche.

De toute façon… mais pardieu, il est plus de trois heures du matin! Ça y est, François panique : il a raté la distribution annuelle de cadeaux du personnel de son MMORPG. Son personnage va perdre sa 7e place au classement si chèrement acquise par un labeur quasi-ininterrompu d’un millier d’heures.

Allons, ce n’est pas si grave, il lui reste ses amis, sa famille…

Non, attendez : quels amis, quelle famille? À 27 ans, isolé dans son appartement miteux du nord-est de Montréal, François a depuis longtemps perdu le contact avec les Albert, Alexandre, Jérémy, Ian, Christophe, Thomas et Frédéric de son enfance au profit des XxXKillerZXxX, in_your_face, LittleManhattan, maGicZ_rob32, headshot_joeBL, downyDaN, PoLythEnePAm_54 et autres rapaces du réseau ludique. Quant à ses parents, ils coulent des jours heureux en Floride, loin des tracas que leur causait leur fils unique. François est bel et bien seul.

Accablé par cette constatation, il s’effondre dans son misérable fauteuil et passe en revue les calamités : il a raté l’événement de l’année sur le net, son Xbox ne fonctionne plus, il n’a plus de famille, plus d’amis et les factures s’accumulent sur la table sans être payées. Sans emploi, sans intérêt, François a bien peu d’égards pour ce qu’il est devenu.

Il n’y a plus qu’une solution : jouer sa vie à la roulette russe de l’électricité. Avant de passer à l’acte, il furète sous les coussins de son divan aux ressorts et en extrait un stylo poussiéreux. Sur un coin de papier, il écrit ses dernières volontés, puis place la feuille sur la table, bien au chaud entre deux piles de factures.

Au diable la garantie, donc. François empoigne un tournevis et se dirige d’un pas décidé vers sa console humide, en prenant bien soin de la brancher auparavant. Au fond, il ne veut pas vraiment réussir. Seulement, il se dit qu’au cas où Dieu souhaite l’épargner, il aura une console en état de marche.

Trois minutes plus tard, un cri. Les lumières s’éteignent en même temps que François. Le destin a gagné.

- MAMAAAAAN! crie Robin à sa mère qui coud près de lui, mon personnage de The Sims 7 est mort!

jeudi 21 janvier 2010

Inestimable

Je n'ai jamais rien entendu d'aussi beau:
http://www.youtube.com/watch?v=ecRu6R3qwV4
http://www.youtube.com/watch?v=cU_LPAZCskI&feature=related

2e concerto pour piano de Rachmaninoff, c'est une perle. C'est « priceless », comme diraient les anglophones.

Il n'y a pas que la musique qui soit inestimable (je vous préviens, je suis dans ma phase "l'ange danse dans un champ de fleurs en regardant le ciel bleu et les oiseaux qui s'amusent"), il y a aussi les amis.

(Quelle piètre amorce à un texte aussi essentiel.)

Enfin.

Je m'imagine mal vivre sans ami.

Il y a moyen de manger sans ustensile, d'écrire sans crayon, de se gratter le dos sans gratte-dos. Mais c'est autrement moins pénible lorsque vous avez le bon outil pour parvenir à vos fins.

Voilà ce qu'est un ami, et plus particulièrement un meilleur ami: un couteau suisse nouveau genre, vivant, qui fait à peu près tout mieux que vous-même et qui vous suit partout. À part l'ouvre-boîte, le tire-bouchon et la traditionnelle lame, le solutionneur de problèmes est aussi offert sur ces modèles. Une oreille géante, pour l'écoute, est également glissée à l'intérieur de cet être fantastique.

(Quelle comparaison idiote.)

Comment décrire quelque chose d'aussi important qu'un meilleur ami dans un texte sans tomber dans les comparaisons étranges ou les clichés? Je préfère opter pour la première aberration.

Un meilleur ami, c'est le lait dans les céréales, l'ajout essentiel à la vie qui la rend meilleure. L'oméga 3 dans le lait, aussi... un supplément qui se prend bien, quoi.

Moi qui suis insécure et qui souffre d'un double complexe de supériorité/infériorité, j'ai besoin de gens, autour de moi, qui puissent me supporter pour balancer mon être profondément inégal. Je tiens à dire un merci sincère à tous ceux qui m'endurent, qui m'écoutent, qui me conseillent, mais aussi qui me font confiance de la même façon, pour qui je suis précisément la personne que je décris. Être important pour quelqu'un, ça n'a pas de prix.

Donc, pour finir ce texte sans chute intéressante (en fait, la chute est intéressante, mais pas pour les gens non concernés... vous m'excuserez), je voudrais vous remercier pour cette relation d'importance mutuelle, vous deux: Alex, Alexandre.

Continuez d'arroser mes céréales le matin.

Une zamboni sur la vie

Écrit dans le cadre d'un cours de français, ce texte est destiné à être lu sur fond musical dans le style de Grand Corps Malade, qu'on appelle le slam. Une idée que je trouvais bonne au début, mais qui a un peu dérivé et qu'on n'a peut-être pas exploitée au maximum... Merci aux deux Alex pour leur collaboration ^^

Une zamboni sur la vie

Ça y est, la première période vient juste de commencer,
On n’entend plus qu’les coups d’patin et le choc sourd des hockeys,
Assis derrière la bande, je suis patient, j’attends mon tour,
Dans une p’tite dizaine de minutes, j’lisserai la glace comme toujours.

J’enfourch’rai ma zamboni comme on monte une vieille jument,
Toujours vaillante, toujours partante, même après tout c’temps,
C’qu’y’a d’bien avec ma surfaceuse, c’est qu’elle ne laisse pas d’traces,
Les sabots de ma vieille amie n’endommagent pas la glace.

J’fais l’tour d’la patinoire avec ma bonne vieille zamboni,
J’vous l’dis, c’est malade, à virer d’même, j’en ai l’tournis,
J’ai peur de voir les gens partir, d’me r’trouver seul dans la bâtisse,
J’voudrais faire en sorte que jamais cette partie ne finisse.

La moitié d’la partie est finie, le temps passe tellement vite,
J’ai pas vu les minutes passer pendant qu’j’lavais la vitre,
J’ai déjà quarante ans, et les années qui m’restent s’érodent,
Aussi rapidement que s’écoulent les trois périodes.

Dans l’bon vieux temps, y’a bien vingt ans, l’aréna était plein,
Y’avait toujours du monde dans les gradins, c’était divin,
Mais maint’nant, j’me désole, y’a pas foule, ça résonne,
J’sais même pas pourquoi j’fais tout ça, y’a plus jamais personne.

J’fais l’tour d’la patinoire avec ma bonne vieille zamboni,
J’vous l’dis, c’est malade, à virer d’même, j’en ai l’tournis,
J’ai pu d’famille pour me sourire, pu d’amis pour me sout’nir,
J’déambule dans la tristesse, je déprime comme je respire.

Les entraîneurs gueulent et puis les jeunes patinent,
Et moi je r’plonge encore une fois dans la même routine,
C’est 5-2 pour les visiteurs, les visages sont défaits,
C’est toujours dur de s’faire avoir quand tu penses que t’es prêt.

La vie c’est comme l’équipe adverse, elle te f’ra pas d’cadeau,
Faut qu’tu t’débrouilles sans elle, que tu flottes sur ton radeau,
Que tu survives à ses humeurs, que tu lises dans son jeu,
Et quand elle décoche une rondelle, y faut qu’tu fasses de ton mieux…

J’fais l’tour d’la patinoire avec ma bonne vieille zamboni,
J’vous l’dis, c’est malade, à virer d’même, j’en ai l’tournis,
Submergé par mes pensées, je me laisse dériver,
Ça s’rait quoi, dont, ma vie, si j’faisais un autre métier?

Ça y est, la troisième période est déjà terminée,
Y’a des sourires chez les vainqueurs, mais les perdants sont fatigués,
« C’est beau les gars, ç’a ben été, vous avez ben patiné »
J’entends la même maudite phrase depuis tellement d’années…

Depuis qu’chu dans l’métier, le hockey a évolué,
Ç’a beaucoup trop changé, j’me sens complètement dépassé,
C’est pu pareil comme avant, j’m’ennuie du bon vieux temps,
C’est la dernière fois qu’vous m’voyez su’ ma jument.

J’fais l’tour d’la patinoire avec ma bonne vieille zamboni,
J’vous l’dis, c’est malade, à virer d’même, j’en ai l’tournis,
J’me d’Mande encore c’que j’fais ici après toutes ces années,
La seule chose dont j’sois sûr, c’est qu’j’peux pu continuer.

Mais j’regarde ça et puis j’me dis qu’c’est peut-être pas perdu,
Les enfants ont du cœur au ventre, y s’laissent pas marcher d’ssus,
Peu importe le nombre de fois qu’ils se font ramasser,
Y continuent de s’battre pis y finissent par se relever.

Maint’nant j’crois qu’il est grand temps pour moi d’partir,
Et c’est sur ce qu’mon aventure vient d’se finir,
Ast’heure que j’vois comment le hockey les a changés,
Je pars le cœur léger, j’suis pleinement rassuré.

J’fais l’tour d’la patinoire avec ma bonne vieille zamboni,
J’vous l’dis, c’est malade, à virer d’même, j’en ai l’tournis,
J’en ai plein mon casque, j’ai juste el’ goût d’déguerpir,
Pour aller faire c’que j’ai toujours voulu accomplir.

mercredi 11 novembre 2009

L'affreux

Rougeaud, maladroit, disproportionné, abominable, difforme, isolé, drappé d'un voile de mariée.
Il ne s'agit pas d'un géant gai se mariant, mais bien de mon gros orteil (il avait un ongle incarné).
Enfin libéré, après cinq mois de souffrance!

mercredi 21 octobre 2009

Carte des libéraux

Carte des libéraux
(Parodie de « Caméra vidéo » des Trois Accords)

Tout seul j’affronte l’ensemble des médias nationaux,
J’ai tellement honte que je ne sors plus sans chapeau,
Et sur les ondes, on m’accuse d’être un sale escroc,
Et tout le monde me compare à Gagliano, oh, oh, oh,

Mais devant toi, je prends ma carte des libéraux
Les cris d’effroi enterrent ta voix dans le micro
Tous les émois explosent dans le studio
Quand devant toi, je prends ma carte des libéraux!

Tout seul je ploie sous le feu des éditoriaux,
Autour de moi, tous et toutes veulent me faire la peau,
Et je me noie dans une mer d’appareils photos,
À chaque fois que je sors de mon bungalow, oh, oh, oh,

Mais devant toi, je prends ma carte des libéraux
Les cris d’effroi enterrent ta voix dans le micro
Tous les émois explosent dans le studio
Quand devant toi, je prends ma carte des libéraux!

(Solo de trompette endiablé)

Mais devant toi, je prends ma carte des libéraux
Les cris d’effroi enterrent ta voix dans le micro
Tous les émois explosent dans le studio
Quand devant toi, je prends ma carte des libéraux!

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Premier texte depuis des mois... Et pas de la meilleure qualité. Mais j'avais envie de le partager. Ne fait référence à personne en particulier...

jeudi 16 juillet 2009

Pause indéterminée

Par manque d'inspiration et d'envie d'écrire, pour le moment, je ne mettrai à jour le blogue que de temps à autres (vous aurez constaté que les publications s'espacent).

Merci à tous les lecteurs qui m'ont suivi depuis avril :)

dimanche 28 juin 2009

Défi #82 - Une épitaphe

Dans les ouvertures:

« Rédigez l'hommage que vous rêveriez qu'on lise à votre enterrement... » [ou celui d'un autre!]

Je plonge dans l'univers du mort ce soir.
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M. LAGUIOLE

« Cher Laguiole,

Apprendre ta mort a été un choc, surtout qu'on ne voit pas des gens brûler tous les jours. Tu as péri dans ce cruel incendie et ça m'a fait mal, très mal.

Oh, bien sûr, tu étais d'un naturel froid et tranchant. Mais ce n'était pas grave. Combien de pipes as-tu taillées, après tout, dans mon sombre atelier? D'un autre côté, tu m'as causé des tas de blessures indélébiles, mais je t'ai pardonné, depuis le temps.

Ton manche dur comme le bois était si gros qu'il fallait souvent l'astiquer, et il y avait même deux ornements en métal dessus. Et tes dents, hmf! Qu'est-ce qu'elles étaient acérées!

Tu étais un Français de France, et aussi un sacré pilote. Tu réussissais souvent à décoller, mais ton principal problème, c'était que tu volais bas. La nuit, tu paraissais plus long que nature... Je m'ennuie de ta façon de mordre les aliments que je préparais chaque soir avec soin pour nous deux.

Tous les deux, on a fait des tas de trucs. On a déjà gravé nos noms sur un vieux chêne. Je suis sûr que la marque est encore là... On a même dormi en cuillère.

D'un autre côté, c'est peut-être mieux que tu sois parti comme ça. Tu étais de moins en moins autonome, et il fallait que je te lave chaque jour avec un soin particulier.

Ah, couteau Laguiole! Tu me manqueras. »

lundi 22 juin 2009

Défi #88 - Inventer une fausse statistique

« Partez d'un phénomène de société ou de toute thématique forte, ou au contraire insignifiante, pour créer et analyser l'opinion mondiale de façon totalement ironique, fantaisiste ou avec un certain humour noir ... »


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VOX POPULI

A. Que pensez-vous de la hausse effarante du coût des stylos?

C'est un vrai scandale! 17%
Les terroristes musulmans sont dans le coup! 55%
Ça me donne mine basse. 23%
Qu'est-ce qu'un stylo? 5%

B. Comment décririez-vous Patch Adams?

Bah, il ne fait que des clowneries! 38%
Et Patch Ève? 32%
C'est un vieux un peu farfelu. 30%

C. Quelle est votre opinion au sujet de la tempête médiatique entourant le divorce du PDG de Lay's Canada?

C'est croustillant! 3%
Ça ne me fait nachos ni froid. 58%
Une affaire sale, ça... 12%
Sa femme héritera d'une amende salée! 27%

dimanche 21 juin 2009

Défi #86 - Petites annonces

« Rédigez de fausses petites annonces, humoristiques, tel Pierre Dac, ou
poétiques, tel Alain Souchon. »
Si vous croyez que je vais me lancer dans la poésie, vous vous trompez. Au contraire, je vais tenter d'être le plus ridicule possible.
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EN PAGE 79

« Coucou! Je suis une jolie créature qui aime se servir de sa langue et de sa queue. Véritable bête, domptée et obéissante, j'aime recevoir des ordres. Poilue. Adore mordiller les oreilles et être attachée. Aime le cuir et les caresses de même que les jouets. »

Si intéressés à adopter ce petit chien, contactez monsieur Serge Galipeau au […]

Loue cercueil, à peine utilisé, en bois peint avec poignées en métal. Si êtes mort et mesurez moins de 1,80 m, me rejoindre par fax : [...]

Avis aux intéressés: le tournoi de pétanque du quartier St-Germain s'ouvrira le 3 mai à 10h au terrain de la ville. Inscription: 20$. Critère d'admissibilité: 40 ans et +. P.S.: Amenez vos propres boules. P.P.S.: TVA sera là. P.P.P.S.: Nous acueillons cette année le vice-champion de la ligue intermunicipale de pétanque du Québec (LIMPQ), M. Wilbrod Gagnon, qui fera office de parrain d'honneur de l'événement.

Légufruilabélophile cherche étiquette de: poires Bartlett toutes années confondues + pommes Macintosh novembre 1986 : ramenez vos fraises sur la rue Flaubert, à l'adresse [...]

L'Association des fans de Fleetwood Mac est actuellement à la recherche d'une figurine de Peter Green, de préférence peinte et en bonne état. Nous sommes prêts à verser une somme de 372,38$ pour faire l'acquisition de cet objet. Si vous en possédez un, veuillez nous contacter par e-mail: [...]

Cherche coiffeur/euse pour tournage de documentaire sur années 80. Être âgé d'au moins 30 ans un atout. Salaire selon la laideur des cheveux. Studio Doris Bouchard: [...]

GRAND, beau, fort, intelligent, soucieux, attentionné, serviable, riche, célèbre et populaire sont tous des adjectifs qui collent très bien à Brad Pitt (mais pas forcément à moi). Si vous êtes une jolie jeune blonde aux courbes voluptueuses désireuse de se marier à Las Vegas, veuillez contacter Jean-Roger Dutronc par l'intermédiaire de sa secrétaire au [...]

samedi 20 juin 2009

Défi #85 - Un message de répondeur

« Inventez un message de répondeur farfelu, irréel ou poétique. »

Ou encore un message d'attente quelconque... Je me lance (vous excuserez, je l'espère, l'espacement des défis, ce qui arrive surtout à cause de l'été).
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NUMÉROS AU HASARD

Vous avez bel et bien rejoint le syndic de faillite Alain Vaudreuil. Votre appel est très important pour nous. Un conseiller vous répondra dès que possible. Nous compatissons pour votre faillite. Soyez assurés qu'avec Alain Vaudreuil, vous ne regretterez jamais d'avoir échoué financièrement. Votre appel est très important pour nous. Nous allons vous aider à passer à travers chacune des étapes qui vous mèneront à une toute nouvelle vie sans tracas. La patience est une vertu. Votre appel est très important pour nous. Ne quittez pas. Votre appel est très important pour nous. Votre appel est très important pour nous. Votre ...

Papa Pizza, Papa Pizza!
La pizza, on la fait pas chère,
Papa Pizza, Papa Pizza!
Ruez-vous: spécial Fête des Mères,
Papa Pizza, Papa Pizza!
Trois douze pouces pour trente-deux dollars,
Papa Pizza, Papa Pizza!
NON! Ce n'est pas un canular!
Papa Pizzah-ah-ah-ah (en arpège)
Papa Pizzah-ah-ah-ah (en arpège)
Papa Pizzaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa...

Bonjour. Vous avez bien rejoint le domicile de Bianca Fortin. Malheureusement, je suis présentement indisponible. Laissez-moi un message et je vous rappelerai dès que possible.

(Bah oui, on n'écrit jamais l'histoire des gens normaux!!!)